Basse Indre, le site d’ArcelorMittal en danger

By Erwan

Le site d’ArcelorMittal à Basse-Indre, près de Nantes, traverse une crise majeure. Avec une production en baisse, des salariés en chômage partiel et des investissements incertains, l’avenir de cette usine historique est en suspens. Syndicats et employés s’inquiètent de voir disparaître un fleuron industriel local.

A retenir :

  • La production de l’usine est en forte baisse depuis 2023.
  • 350 salariés sont touchés par l’activité partielle de longue durée.
  • Une mise aux normes environnementales imposerait 30 millions d’euros d’investissement.
  • Le spectre de la délocalisation inquiète les syndicats et les employés.

Baisse de la production : un signal inquiétant pour le site de Basse-Indre

L’usine de Basse-Indre disposait d’une capacité de production annuelle de 320 000 tonnes d’acier plat. Or, ces dernières années, cette capacité n’a jamais été atteinte. En 2023 et 2024, la production est tombée à 200 000 tonnes, et les prévisions pour 2025 sont encore plus pessimistes avec 186 000 tonnes annoncées.

Cette réduction progressive de la production est un indicateur préoccupant. Elle reflète une perte de compétitivité du site face aux autres unités du groupe ArcelorMittal en Europe.

Chômage partiel chez ArcelorMittal : une incertitude pesante pour les salariés

Pour faire face à cette situation, la direction a imposé une activité partielle de longue durée (APLD). Concrètement, les salariés travaillent en moyenne deux jours de moins par mois, ce qui impacte directement leurs revenus et leur moral.

« Nous avons la peur au ventre. On nous demande de patienter, mais on ne sait pas si on aura encore un emploi demain. » – Témoignage d’un salarié

Le manque de communication de la direction alimente l’anxiété des employés. Sans plan de relance clair, ils redoutent des suppressions de postes ou, pire, une fermeture pure et simple du site.

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ArcelorMittal face aux normes environnementales : un investissement de 30 millions d’euros nécessaire

L’une des principales menaces qui pèse sur l’usine concerne la réglementation européenne. Le chrome hexavalent (CR VI), utilisé dans la production d’acier, sera bientôt interdit pour des raisons environnementales et sanitaires.

Pour continuer à produire en respectant cette nouvelle norme, l’usine doit investir environ 30 millions d’euros dans de nouveaux équipements. Cependant, la direction d’ArcelorMittal n’a pas encore confirmé qu’elle financerait cette mise aux normes, ce qui laisse planer un doute sur l’avenir du site.

Délocalisation : la crainte d’un transfert d’activité hors de France

Au-delà des enjeux réglementaires, la concurrence mondiale met sous pression les sites de production européens. Le coût de la main-d’œuvre et les normes environnementales strictes rendent les usines françaises moins compétitives face à des pays où les exigences sont moindres.

Cette situation rappelle un épisode de 2012, lorsque ArcelorMittal avait envisagé de transférer une partie de l’activité de Basse-Indre vers Florange. À l’époque, une forte mobilisation des salariés avait permis d’éviter une fermeture, mais aujourd’hui, le contexte est encore plus fragile.

Vers un plan de sauvetage : quelles solutions pour éviter la fermeture ?

Face à ces menaces, les syndicats se mobilisent. Force Ouvrière a organisé une assemblée générale le 27 février 2025 pour établir une stratégie et formuler des revendications, dont la principale est l’investissement de 30 millions d’euros pour garantir la pérennité du site.

Les solutions envisagées incluent :

  • Un engagement clair d’ArcelorMittal sur la mise aux normes de l’usine.
  • Un soutien des pouvoirs publics via des aides financières et des subventions.
  • Une montée en gamme de la production pour renforcer la compétitivité du site.

« Nous devons tout faire pour maintenir l’activité ici. Ce site est un pilier de l’industrie locale. » – Un ancien cadre de l’usine

Tableau récapitulatif des menaces et solutions envisagées

Problèmes majeursConséquences possiblesSolutions proposées
Baisse de la productionPerte de compétitivitéPlan de relance et modernisation des équipements
Réglementation environnementaleInvestissement de 30 millions d’euros requisPression des syndicats et aides publiques
Concurrence internationaleRisque de délocalisationRenforcement de la stratégie industrielle locale
Chômage partielImpact sur les salaires et le moral des salariésEngagement de la direction sur un plan de sauvegarde

L’avenir du site de Basse-Indre dépend désormais des décisions de la direction d’ArcelorMittal et du soutien des pouvoirs publics. Si rien n’est fait rapidement, la Loire-Atlantique pourrait perdre un acteur industriel clé, avec des répercussions économiques majeures pour la région.

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